Peintre en lettres, le joli métier de Tristan Gesret !


Pouvez-vous vous présenter?


Bonjour, je suis Tristan j’ai 31 ans et je suis peintre en lettres.



Quel est votre parcours?


Un parcours qui ne correspond pas vraiment à la peinture en lettres, j’ai fait une licence de droit immobilier, des petits boulots, j’ai monté une association tournée autour du voyage, et puis j’ai découvert ce métier de peintre en lettres sur lequel j’ai jeté mon dévolu rapidement.

Je suis peintre en lettres depuis 3 ans maintenant.



Etes-vous originaire de Vannes?


Non je suis originaire de Belle-île en mer, ensuite j’ai vécu pas mal de temps à Nantes et je vis à Grand-Champ désormais depuis 5-6 ans dont ma copine est originaire.



Pourquoi avoir créé votre activité?


J’ai juste eu un coup de coeur pour ce métier. Avant j’étais chargé de missions pour la mairie de Grand-Champ et je portais des projets tournés sur le bien collectif, le vivre ensemble, la culture, et puis en me prenant de passion pour ce métier de peintre en lettres j’ai décidé de débuter une carrière dans cette activité qui est une passion donc je ne me pose même pas la question, juste, je fais ce qui me plait.



Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier?


Tenir mon pinceau ! Peindre des belles lettres, réfléchir à des projets. J’aime bien être dans la rue, sentir l’ambiance d’une ville, être seul sur mon échafaudage, être entouré aussi parfois, ça dépend, c’est surtout principalement faire un beau travail, avoir le sentiment d’embellir un centre ville, et rencontrer de nouvelles personnes régulièrement, souvent en création d'entreprise et tous plus dynamiques et motivés les uns que les autres !



Quel est votre concept?


J’essaie de remettre au goût du jour un vieux métier qui est celui de peintre en lettres, de proposer mes services à des commerçants mais aussi des particuliers, par exemple des panneaux chez eux ou des véhicules de collection. J’essaie au maximum de me rapprocher de la tradition du métier mais j’utilise aussi un peu maintenant l’ordinateur car le métier a aussi un peu évolué donc je peux faire des pré-maquettes sur ordinateur, les graphismes, et aussi les pré-traçages. J’essaie de plus en plus de travailler à l'ancienne, sans trop utiliser l’ordinateur.




Quel a été votre chantier préféré?


Le pignon « Rustines » réalisé pendant le championnat de France de cyclisme à Grand-Champ.

J’aime vraiment ce type de grandes réalisations d’enseignes et publicités sur grands pignons de maisons et immeubles, en grande taille.

Ce type de visuels était très courant autrefois en publicité pour les alcools, les pneus, et toutes formes de communication par le lettrage et la peinture en dimensions géantes à même le mur.


J’encourage vivement les marques et entreprises à revenir à cette forme de visuels peints à la main pour se démarquer. Ils sont si beaux, importants et impactants.






Comment gérez-vous cette période de crise?


Assez difficilement (rires) ! Il y a eu un petit creux d’activité cet hiver. Mais après il y avait beaucoup de projets restés en stand by car la plupart de mes clients sont des restaurateurs et des bars.

Quand le confinement a été levé tout le monde s’est réveillé au même moment et je me retrouve à devoir répondre à des dizaines de projets en même temps. Tout le monde à la même date d’ouverture identique, et en plus le temps n’était pas de la partie au mois de mai donc je n’ai vraiment pas eu de chance.



Quelles sont vos 3 adresses préférées à Vannes et alentours?


Ah! La question piège! Je vais me mettre des clients à dos! (Rires)

Le Chatelet rue des Halles pour boire un petit verre en terrasse, La presqu’île de Conleau le soir en fin de journée, et puis aller en forêt me ressourcer.



Crêpe où galette?


Plutôt crêpe.



Beurre doux ou salé?


Je n’ose même pas répondre à cette question qui m’offense.



Un mot en breton?


J’ai appris un mot il n’y a pas très longtemps : « penn ouzh penn » qui signifie « en tête à tête »